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Mise en demeure pour loyer impayé : guide complet

Publié le 20 mai 2026

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Qu'est-ce qu'une mise en demeure pour loyer impayé ?

Lorsqu'un locataire ne règle pas son loyer, le propriétaire dispose de plusieurs recours. La mise en demeure pour loyer impayé est la première étape indispensable avant toute procédure judiciaire. C'est un acte formel qui somme le locataire de s'acquitter de sa dette dans un délai précis.

En droit français, la mise en demeure est encadrée par l'article 1344 du Code civil, qui dispose que le débiteur est mis en demeure de payer soit par une sommation ou un acte portant interpellation suffisante, soit par l'effet de la convention.

Quand envoyer une mise en demeure pour loyer impayé ?

Il est conseillé d'agir rapidement dès le premier impayé, généralement après un délai de 8 à 15 jours suivant la date d'échéance du loyer. Avant d'envoyer la mise en demeure, vous pouvez tenter un contact amiable par téléphone ou email. Si ce premier contact reste sans effet, la mise en demeure formelle s'impose.

Plusieurs situations justifient l'envoi d'une mise en demeure :

  • Loyer non payé à la date d'échéance
  • Paiement partiel du loyer
  • Chèque sans provision
  • Refus de paiement du locataire

Que doit contenir la mise en demeure ?

Pour être juridiquement valable, la mise en demeure pour loyer impayé doit mentionner plusieurs éléments obligatoires :

  • Les coordonnées complètes du bailleur (nom, adresse)
  • Les coordonnées complètes du locataire
  • L'adresse du bien loué
  • Le montant exact du loyer impayé, charges comprises
  • La ou les dates d'échéance concernées
  • Un délai de régularisation (généralement 8 à 15 jours)
  • La mention des suites judiciaires envisagées en cas de non-paiement

Comment envoyer la mise en demeure ?

La mise en demeure doit impérativement être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). C'est la seule méthode qui vous permet d'établir une preuve certaine de la date de réception par le locataire. Cette preuve sera essentielle en cas de procédure judiciaire.

Conservez précieusement l'accusé de réception signé par le locataire. En cas de refus de réception, le courrier est retourné à l'expéditeur avec la mention "refusé" ou "non réclamé", ce qui constitue également une preuve.

Que faire si le locataire ne répond pas ?

Si le locataire ne régularise pas sa situation dans le délai imparti, vous pouvez engager une procédure judiciaire. Plusieurs options s'offrent à vous :

  • La procédure d'injonction de payer : rapide et peu coûteuse, elle permet d'obtenir un titre exécutoire sans audience contradictoire.
  • L'assignation en référé : pour obtenir rapidement une décision de justice avec une audience accélérée.
  • L'assignation au fond : pour les litiges complexes nécessitant une instruction approfondie.

Dans tous les cas, votre mise en demeure constituera une pièce maîtresse de votre dossier. Elle démontre que vous avez respecté la procédure amiable avant de saisir la justice.

La clause résolutoire du bail

La grande majorité des contrats de bail contiennent une clause résolutoire. Cette clause prévoit la résiliation automatique du contrat en cas d'impayé. Pour qu'elle produise ses effets, le bailleur doit faire délivrer un commandement de payer par huissier de justice. Ce commandement est différent de la mise en demeure simple : il est établi par un officier ministériel et ouvre un délai de 2 mois au locataire pour régulariser.

Le rôle de la caution

Si le locataire bénéficie d'une caution (garant), il est important de mettre en demeure également le garant en parallèle du locataire. À défaut, la caution pourrait invoquer sa libération si elle n'a pas été informée rapidement des impayés.

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